Le gaspillage : la source de tous les problèmes

La première réaction après avoir lu le titre de l’article est de penser : « Bien sûr, tout le monde sait ça! ». Pourtant, vous serez surpris de constater que même si tout le monde est d’accord que gaspiller n’est pas une bonne stratégie d’affaires, le gaspillage entoure tout de même toutes nos activités. Probablement qu’on ne pourra jamais l’éliminer au complet, mais il existe des moyens de le réduire de manière efficace et continuelle.

Partons du fait que le client désire acheter un produit ou un service qui satisferait ses attentes. Dans un premier temps, ce serait à nous de bien comprendre ses attentes et, une fois les avoir bien comprises, de produire ce que le client désire autant dans la quantité que dans le délai.

Jusqu’à ce point et bien que le défi soit de taille, il peut se compliquer encore plus si nous devons accomplir cette réussite en utilisant la quantité minimale requise de ressources afin d’ajouter à notre produit ce que le client veut : de la valeur. Toute utilisation des ressources qui n’ajoute pas de la valeur à notre produit est une perte.

On peut donc conclure que le gaspillage consiste en tout ce qui dépasse la quantité minimale requise en matériel, équipement, espace et temps pour ajouter de la valeur au produit. Comme tout gaspillage est une perte, il est de notre intérêt de le combattre. Effectivement, dans un marché de plus en plus concurrentiel, l’amélioration de nos processus pour éliminer les gaspillages est une question de survie. Nous n’avons d’autres choix que de viser l’excellence!

L’idée d’éliminer le gaspillage pour devenir plus compétitif n’est pas nouvelle. En effet, elle a été pensée dans les années 50 par Kiichiro Toyoda, président de Toyota, comme moyen de rattraper les géants de l’industrie automobile nord-américaine ayant, à ce moment-là, une productivité 10 fois supérieure à celle des japonais.

À partir de cette idée, MM. Taiichi Ohno et Shigeo Shingo, tous deux ingénieurs industriels de la compagnie, ont développé des techniques d’élimination de gaspillage, lesquelles, au fil des années, ont formé la base de toute une philosophie de gestion visant l’élimination structurée du gaspillage (MUDA en japonais) tout en produisant ce que le client désirait, dans la quantité commandée et exactement quand il le voulait. Le reste fait partie de l’histoire; Toyota est devenue l’entreprise automobile la plus profitable du monde.

Dans cette chasse au gaspillage, Toyota a identifié les sept gaspillages (Mudas) à éliminer pour s’orienter vers la qualité et l’excellence :

1. Gaspillage provenant de la surproduction

·       Fabriquer des produits requis plus tard pour occuper les machines ou les employés;

·       Produire plus que nécessaire « au cas où »;

·       Produire des grands lots pour « amortir le temps de mise en course ».

2. Gaspillage provenant des temps d’attente

·       Une pièce qui attend son tour sur une tablette, dans un chariot, sur le sol, etc. ;

·       Un employé qui attend des matières, de l’information, une personne, une autorisation, une inspection.

3. Gaspillage occasionné par les transports

·       Cette source de gaspillage inclut tous les transports et manutentions qui n’ajoutent pas de valeur au produit mais qui augmentent les coûts. On peut nommer les retours en arrière, la double ou triple manutention, le déplacement des articles en cours de fabrication (WIP). Tous les transports ne peuvent pas être éliminés, mais il faut veiller à les réduire au minimum.

4. Gaspillage dans les processus de fabrication

·       Les gammes et modes opératoires non maintenus à jour laissent des opérations inutiles dans le processus ;

·       Des indications verbales, les opérations redondantes, la surqualité, etc. ;

·       Ce type de gaspillage se matérialise sous la forme d’étapes de production prolongées et/ou non nécessaires.

5. Gaspillage dû aux inventaires inutiles

·       L’inventaire c’est un coussin pour cacher les inefficacités. Il augmente les coûts sans ajouter de valeur au produit.

·       Les stocks occupent en effet de l’espace (qui a un coût) et représentent du capital immobilisé, ce qui grève le retour sur investissement global de l’entreprise.

6. Gaspillage dû aux mouvements inutiles

·       Cette source de gaspillage est constituée de l’ensemble des mouvements des opérateurs qui ne contribuent pas directement à ajouter de la valeur au produit.

o   Parmi les mouvements inutiles, on trouve les déplacements pour aller (re)chercher ce qui manque, ce qui est en retard, pour demander des renseignements complémentaires,

·       Les opérations qui obligent à faire des manipulations compliquées, à se tourner, se plier, à exécuter des extensions inutiles, etc.

7. Gaspillage dû aux pièces défectueuses

·       Inspections, triage, retouches, reprises, rebuts, temps supplémentaire, capacité de production additionnelle requise. 

Maintenant que vous connaissez les sources de gaspillage qui vous entourent, combattez-les, ayez toujours en tête de les minimiser. Rappelez-vous que le client est prêt à payer seulement pour les activités qui ajoutent de la valeur à ses yeux.

Adoptez-vous une bonne posture au travail?

Être assis plusieurs heures par jour peut être très néfaste pour le corps humain. En fait, c’est la sédentarité en générale qui est la grande responsable. Or, plusieurs emplois nécessitent d’être assis une bonne partie de la journée devant un ordinateur. Alors que faire ?

Tout d’abord, il est nécessaire d’adapter son poste de travail selon ses besoins et sa morphologie pour que notre environnement ne devienne pas une source de stress et d’inconfort pouvant, éventuellement, nuire à notre productivité et à notre bien-être. L’image ci-dessous présente une posture adéquate.

Mais, est-ce si mauvais d’être assis ? En fait, c’est plutôt de rester dans une même posture statique qui représente une problématique. Donc, travailler debout sur place toute la journée n’est pas plus bénéfique, cela vient plutôt mettre de la pression sur nos articulations. Une alternance de travail debout-assis est l’idéale. Les entreprises sont de plus en plus conscientisées à ce mode de travail et les tables de travail à hauteur ajustable sont de plus en plus abordables. Celles-ci permettent aux employés de travailler assis et debout, comme bon leur semble, sans avoir à changer de poste de travail.

Il est intéressant de noter que la montée de l’intérêt envers ce type de poste a débuté suite à une publication d’une étude de l’American Cancer Society. Cette étude mentionne que les femmes restant assises plus de 6 heures par jour versus celles restant assises moins de 3 heures ont un taux de mortalité prématuré 37 % plus élevé. Pour les hommes le taux est de 18 % [1].

Il existe plusieurs petits trucs à adopter au quotidien et certains experts suggèrent la règle du 20-20. Pour chaque 20 minutes de travail, il faudrait bouger 20 secondes et à toutes les deux heures, il faudrait bouger une quinzaine de minutes de manière plus active.

Vous avez une réunion, avez-vous vraiment besoin d’être assis ? Si non, pourquoi ne pas la faire en marchant ? Pourquoi ne pas prendre l’habitude d’avoir une bouteille d’eau plus petite qui vous obligera à vous lever plus souvent pour aller la remplir ? Ou bien, faites imprimer votre document à une imprimante dans un autre département ! Le ballon d’exercice peut aussi faire office de chaise de bureau. Celui-ci fait travailler les muscles stabilisateurs et oblige à garder le dos droit. Et si vous êtes vraiment motivés, il y a le tapis roulant-bureau qui permet d’être en mouvement tout en travaillant.

Bref, il existe toutes sortes de solutions. Chaque personne est différente et a ses propres besoins et contraintes. C’est pourquoi la meilleure façon de savoir ce dont vous ou vos employés avez besoin est de faire affaires avec un ergonome qui pourra analyser votre poste de travail et vous faire des suggestions adaptées.

En attendant, voici un aide-mémoire de la CNESST pour l’aménagement de votre poste de travail .

http://aje.oxfordjournals.org/content/172/4/419

Notre nouvelle salle collaborative

GCC a décidé d’innover et d’investir dans une salle collaborative qu’on pourrait appeler la salle de conférence du futur !  Cette dernière sera hautement technologique avec son téléviseur DEL et sa table multiprise. De plus, elle favorisera la collaboration, le partage d’idées et la créativité avec son environnement de travail plus informel qui rapproche les gens. 

Cette aire collaborative sera multidisciplinaire puisqu’elle permettra autant le travail en équipe que les présentations. Elle nous permettra aussi d’afficher les nouveautés chez GCC en continue sur la télévision et servira d’aire d’attente pour nos clients.  Passez nous rendre visite, la salle collaborative sera installée dans les prochaines semaines, juste à temps pour notre formation Lean Six sigma !

En attendant, voici quelques photos pour vous donner un aperçu de ce que ça aura l’air.

 Mobilier Downtown, Artopex

MOBILIER DOWNTOWN, ARTOPEX

Formation Lean Six Sigma ceinture noire

GCC est fière d’annoncer qu’elle suivra une formation Lean Six Sigma Ceinture Noire durant l’automne 2016 et l’hiver 2017.

Suite à un programme de formation intensif de dix jours réparti sur cinq fins de semaine, nos conseillers auront acquis les compétences de gestion de projets et les outils de Lean Six Sigma qui adhèrent au flux DMAIC (Définir – Mesurer – Analyser – Innover – Contrôler). Cela leur permettra d’initier des projets d’amélioration complexes avec un potentiel à tous les niveaux d’une entreprise.

Dans le cadre de la formation, les participants devront réussir des examens théoriques ainsi que déposer deux projets en entreprise, l’un pour la partie Ceinture Verte, et l’autre pour la certification finale Ceinture Noire.  Ces requis ont pour but de démontrer que les candidats ont acquis toutes les compétences de gestion de projets et les outils de Lean Six Sigma.

La formation est divisée en douze modules, qui seront enseignés par un Maitre Ceinture Noire (Master Black Belt) accrédité par l’IASSC et cumulant plus de 20 ans d’expérience dans le domaine manufacturier.

Nous avons encore quelques places de disponible pour assister à la formation à un prix concurrentiel.  Si vous êtes intéressé, veuillez communiquer avec nous aux coordonnées suivantes :

Personne contact : Amir Aoueiss
Courriel : aaoueiss@gcc-ing.com
Téléphone : 450-686-1999 poste 109
Formateur: https://www.theleansixsigmacompany.ca/